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2014-05-25T12:10:24+02:00

J'ai testé pour vous...étudier aux États-Unis

Posted by BlueGold

Partir vivre à l'étranger, ce n'est pas toujours facile à gérer. Etudier, ce n'est pas non plus une petite promenade de santé. Alors mélanger les deux et vous aurez à prendre une des décisions les plus importantes de votre parcours scolaire. A la clef : une nouvelle culture à découvrir, un diplôme à valoriser et des souvenirs inoubliables. Ça vaut donc la peine de considérer l'éventualité. Moi, j'ai sauté le pas. Je suis partie un an en troisième année de licence à l'University of Washington, à Seattle. Voici un aperçu de mon expérience.

Avant de partir

La première chose à prendre en considération, c'est l'argent. On a beau nous faire miroiter que c'est accessible à tous, ce n'est pas toujours vrai. Tout dépend d'abord de ton lieu de destination. En dehors de l'Union Européenne et du projet Erasmus, tu peux dire adieu à la bourse. La plupart des universités américaines paient ton inscription (ce qui est déjà pas mal puisqu'elle peut atteindre les 10000 euros), certains offrent l'assurance, voir le logement, mais celles-ci restent plutôt rares et cherchent d'avantage des « teacher assistants » que de simples « exchange students ». Il faudra ensuite te procurer les livres d'écoles (qui là aussi peuvent atteindre des sommes astronomiques : mon manuel de russe atteignait les 100 €!), te nourrir (hors campus, c'est moins cher et meilleur) et puis te loger peut être par tes propres moyens. A la différence de la France les résidences universitaires ne sont pas faîtes pour les étudiants en difficultés financière. Il revient en fait beaucoup plus cher d'y loger que de louer une chambre hors campus. Si tout ça ne te décourage pas, continue la lecture de cet article. Si au contraire, tu as déjà envie de baisser les bras, continue la lecture de cet article.

Your new home : bienvenue sur le campus !

Partir étudier aux États-Unis est mon rêve de petite fille. Mes attentes sont donc élevées mais ce que je vais vivre est encore au-delà. J'ai la chance d'être envoyée dans une des plus grandes universités des Etats-Unis, autant par la taille que le prestige, l'University of Washington. En fait, au début mon ahurissement est tel que je me demande s'il n'y a pas eu erreur sur la personne...Mais, ma foi, le bureau des relations internationales me laisse terminé mon année en paix. Je me sens toute petite. Dès les premiers jours, je suis lâchée dans le grand bain. Heureusement, une association d'étudiants étrangers me permet de rencontrer pas mal de petits nouveaux dans mon cas.

Avant de venir, je croyais maîtriser l'anglais comme une chef. Je me prends donc une bonne claque en arrivant et je mets à peu près deux mois à pouvoir suivre les cours sans que mon cerveau s'inonde de points d'interrogation.

C'est bien connu, les Américains aiment faire les choses en grand. J'ai droit à une cérémonie d'ouverture avec directeurs en toge et au lancement de la saison de football en grande pompe dès les premières semaines. En bref, chaque jour est une grande aventure et je vis sur un petit nuage bercé de soleil.

You better work b*** : moins d'heures mais deux fois plus de boulot.

J'ai organisé mon emploi du temps de manière à n'avoir que des cours en matinée. Certes, il faut se lever mais ça laisse l'après-midi libre...en théorie. En pratique, c'est autant d'heure passées à la bibliothèque, à faire des recherches ou derrière un bouquin : dissertation hebdomadaire, exercices, sujets de recherche...ça ne manque pas de quoi s'occuper !

Rédiger est pour moi bien moins naturel que pour les étudiants natifs, j'y consacre donc beaucoup plus de temps. Cependant, l'université a tout ce dont un étudiant désire : des bibliothèques dans chaque bâtiment et ouvertes 24h sur 24, des banques de données accessibles en ligne, des coffee shops accueillants et un grand gymnase pour se défouler.

Mais les études restent un challenge. Lors des passages à l'oral tant redoutés, je dois faire face aux autres étudiants dans mon anglais imparfait et dans des amphis remplies, ou me montrer utile dans les projets en groupe. J'ai toujours l'impression que j'ai deux fois plus à prouver pour mériter ma place, pour montrer que je ne suis pas une simple échange étudiante en vacances. Même si la tentation est grande parfois.

The experience of a lifetime : une vie rêvée, un rêve vécu

Malgrè les coups de stress, les coups de moue et les coups de blues, je ne regrette jamais un seul instant d'être partie. J'ai plus appris cette année-là que durant toutes mes années de fac. J'ai grandis sur bien des niveaux et j'ai davantage confiance en moi. Puis surtout, j'ai réalisé mon rêve de petite fille et ça, ça n'a pas de prix. J'ai pu voyagé à travers le pays, me faire des amis dans les quatre coins du monde...Je ne pourrais pas m'imaginer être devenue celle que je suis si je n'étais pas partie.

Sur le plan professionnel, je suis également persuadée que mon année universitaire à l'étranger n'est pas étrangère (justement!) à l'obtention de mes trois derniers jobs.

Si tu as donc la motivation, je te le dis haut et fort « file ! ». Ce n'est pas une opportunité qui se représentera plus tard. Il faut savoir faire le grand saut au bon moment. Ton futur-toi te remerciera.

Bâtiments - Matchs - Cérémonie de graduation
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