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2014-05-12T12:37:24+02:00

Anatomie d'une journée à la plage

Posted by BlueGold

Tu te lèves et aperçois un grand soleil brillant dans le ciel. A peine termines-tu de bailler que c'est décidé : aujourd'hui ce sera journée plage. Quelques textos échangés plus tard, le rendez-vous est fixé.

La préparation : tu chausses tes tongs et tu files...euh non en fait.

Toute contente, tu te glisses dans ton maillot. Puis tu réalises soudain qu'il recouvre seulement 30% de ton corps et qu'il te faut donc épiler les 70% restants (bon, j'exagère un peu...en tout cas, j'espère pour toi sinon va y avoir du boulot!). Eh oui, la plage est le lieu par excellence où il te faut perpétuer ce mythe selon lequel les femmes ont naturellement une peau suave et imberbe. Si tu t'y refuses, il ne fera aucun doute que tous les bronzés t'épieront d'un air dégoutté caché derrière leurs lunettes fumées (ouais, je sais – c'est pas cool). 

Voilà, ta peau est maintenant prête à être tartinée d'épaisses couches de crème solaire. Non, tu ne fais pas comme dans la pub, progressant par doux massages circulaires – le soleil est déjà haut dans le ciel et il t'appelles ! - tu y vas franco, pétrissant mollets et biceps comme Maïté prépare la pâte sablée.

Direction : mer turquoise et sable fin

Quelque soit ton mode de transport, le trajet ne t'a pas laissé indemne. Un aller en bus et c'est la suffocation, prise en sandwich entre des passagers aussi avides que toi de plongeon dans la grande bleue. Leurs aisselles qu'ils te laissent généreusement respirer en attrapant la barre de maintien te le confirment de manière olfactive. Ou alors tu as opté pour la voiture et la prise de la Bastille n'est rien comparée à ton long combat pour t'emparer d'une place libre sur le parking de la plage.

Mais en déroulant enfin ta serviette sur le sable, tu te dis que ça vaut le coup. L'air chaud, les mouettes qui piaillent, le doux refrain des « chouchous-beignets »...Tu t'allonges sur le dos, les doigts de pieds dressés vers le ciel, et tu enjoy. Tes amis font de même et assommés par les rayons du soleil, c'est à peine si vous échanger un mot. En fait, votre seule activité pour les heures à venir sera de respirer.

Vient un moment où tu te décides quand même à « faire » quelque chose et tu sors donc un livre apporté avec beaucoup de prévoyance. Et là, un truc très curieux se produit. La plage est LE lieu de prédilection où lire un bon bouquin, et pourtant, tu ne trouves absolument aucune position confortable pour lire. Soit tu lis les bras en l'air et tes membres finissent par s'engourdir, soit tu lis sur le côté et ton épaule d'appui frôle la dislocation, soit tu lis sur le ventre et c'est comme faire des demi-pompes pendant trois chapitres.

Tant pis. Après tout la mer est à quelques pas, alors autant aller faire trempette. Tu t'y diriges avec l'assurance d'une sirène et scinde les vagues sur ton passage. Aïe. C'est froid. C'est très froid. Bon, allez, tu t'imbibes jusqu'aux genoux (tu as bien essayé jusqu'au grain de beauté de ta cuisse gauche mais le risque d'hypothermie était trop élevé) et tu retournes t'aplatir sur ta serviette.

Retour à la maison : pieds crasseux et maillot salé

Le soleil décline. Il est temps de rentrer. A partir du moment où tu touches à nouveau le bitume, tu ne rêves que d'une chose : prendre une douche. Le sable te démange de partout, et à des endroits où il n'est pas toujours politiquement correct de se gratter en public. Tu subis en silence.

Le passage à la douche te fera réaliser deux choses : que les grains de sable peuvent se loger vraiment n'importe où, comme dans le lobe de ton oreille (non mais à quel moment as-tu mis en contact ton oreille avec le sol sableux ?!), et que tu t'es pris un sacré coup de soleil car tout ton corps cri au feu quand tu allumes l'eau chaude. À se demander dans quel état tu aurais été sans avoir appliqué de crème auparavant. Tu as donc recours au même procédé de pétrissage que dans la matinée, mais cette fois avec de la biafine.

Puis quand tu te glisses finalement dans tes draps de soie et que ton pyjama colle à ta peau biafinée comme du papier cellophane, tu te demandes une chose assez pertinente : pourquoi tu ne t'es pas contentée de la piscine dans ton jardin ?

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